Quelques références artistiques:
Kandinsky donne naissance au jaune, lui donne sa propre vie et surtout explique comment cette couleur est nécessaire à la naissance d'autres teintes. Elle est la vie.
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| Jaune - rouge - bleu, 1912, Kandinsky. |
Paul Gauguin, dans les années 1888-89, côtoie Van Gogh, où son art accuse de cette sensibilité et de son mal-être (il tenta d'ailleurs de ce suicider). Les couleurs qu'il utilise sont le reflet de son âme torturée, malade, dépressive.
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| Le christ jaune, 1889, Gauguin. |
Van Gogh, quant à lui ne voyait pas le jaune comme le résultat de quelque équation mathématique - chère au Pointillisme - mais la représentation de l'amitié ou de l'amour. " Que c'est beau, le jaune ! " s'écriera-t-il. Et lui qui, toute sa vie, sera méprisé des femmes, considère le jaune comme l'emblème de l'amour et en fait, bien entendu, sa couleur préférée. C'est aussi le jaune des chapeaux de paille, des champs de blé ou des tournesols, celui du fond quand il peignait son amante Agostina Segatori, celui de la
Nature morte aux livres jaunes sur fond jaune. Peu à peu, en Arles, après son voyage au bord de la Méditerranée (1er juin 1888), ce jaune va envahir tout le tableau, jusqu'à devenir aussi lourd que l'or en fusion, brûlant comme le soleil, intense, excessif, incandescent, extatique. C'est un jaune qui hurle (dit-il début 1888, avant de partir en Arles). Associé à son complémentaire le bleu (qui représente l'infini), il peut rendre fou mais représente aussi l'accord du bonheur et de la vie (comme dans
La Sieste).
Zola fit apparaitre le jaune lui aussi dans son livre La fortune des Rougon (1870) ou Félicité trouve refuge à sa rêverie dans le « salon jaune »